Le Souss Massa ouvre un nouveau front de sa puissance productive
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STRATÉGIE
Rédaction Atlas Original
8/9/202610 min read
Le Souss Massa ouvre un nouveau front de sa puissance productive en mobilisant l’investissement autour d’un écosystème aquacole stratégique




À l’heure où la production mondiale de protéines aquatiques s’impose comme l’un des grands leviers
de sécurisation alimentaire, l’aquaculture change de statut. Elle n’est plus une activité périphérique ni un simple complément de la pêche, mais une composante stratégique des systèmes productifs appelés à répondre, dans la durée, à la montée des besoins alimentaires, à la pression sur les ressources naturelles et à l’exigence croissante de souveraineté dans l’approvisionnement.
Dans cette recomposition, le Souss Massa dispose d’atouts rares : une façade maritime de 180 kilomètres, des terres intérieures stratégiques, un appareil agricole rompu aux exigences de la production intensive, de la technicité, de la logistique et des marchés, ainsi qu’une expérience éprouvée des dynamiques productives à forte valeur ajoutée.
En mobilisant l’investissement autour d’un écosystème aquacole stratégique, la région se positionne ainsi pour ouvrir un nouveau cycle de création de valeur, au croisement de l’industrie alimentaire, de l’innovation productive et des nouvelles exigences de résilience.
Porté par la CGEM Souss Massa, le projet engagé autour de l’aquaculture franchit un seuil décisif. Il entre dans une phase de structuration d’investissement articulé, lisible et suffisamment fondé pour appeler des engagements concrets.
En mobilisant autour de cette ambition les grands acteurs économiques de la région issus des univers agricole et halieutique, la CGEM Souss Massa travaille à réunir les conditions d’un projet capable de combiner :
La CGEM Souss Massa à la manœuvre pour structurer la trajectoire d’un écosystème aquacole régional crédible et activable












Porté par la CGEM Souss Massa, le projet de doter la région d’un écosystème aquacole bénéficie du soutien effectif du Conseil Régional Souss Massa et de la Province de Chtouka Aït Baha qui se positionne comme territoire d’accueil légitime pour cette projection stratégique.
Objectif : inscrire cette orientation dans un cadre de convergence plus large, à la fois institutionnel, économique et opérationnel.
La solidité du projet se joue dans sa capacité à passer d’un intérêt partagé à une architecture d’ensemble susceptible d’entrer, à brève échéance, dans une logique de mise en œuvre
La démarche ainsi déployée travaille à faire évoluer le projet, d’une opportunité identifiée vers un chantier territorial en cours de consolidation, doté d’une profondeur stratégique et d’un véritable potentiel d’activation à court terme.


En 2022, la pêche de capture mondiale a produit 91 millions de tonnes d’animaux aquatiques, tandis que l’aquaculture a atteint 94,4 millions de tonnes.
Depuis la fin des années 1980, la pêche de capture mondiale a cessé d’être un moteur de croissance de l’offre, affichant une stagnation comprise entre 86 et 94 millions de tonnes.
L’aquaculture s’impose comme le principal moteur de croissance des protéines aquatiques


Cette bascule consacre l’aquaculture comme la principale réponse productive à la montée de la demande mondiale en protéines aquatiques.
L'aquaculture continentale représente, 62,6% de la production d’animaux aquatiques d’élevage, contre 37,4% pour l’aquaculture marine et côtière.


Pour une région comme le Souss Massa, dotée à la fois d’un littoral stratégique et de terres intérieures à forte vocation productive, cette double configuration ouvre un champ d’opportunités particulièrement pertinent.














La région présente en effet une configuration rare, où se combinent :
Le Souss Massa aborde l’aquaculture comme l’un des prolongements les plus crédibles de sa trajectoire productive
Un linéaire côtier de 180 kilomètres
Un foncier agricole intérieur à fort potentiel
Une culture éprouvée de la production intensive
Une solide maîtrise des logiques de marché




Cette convergence entre atouts naturels, savoir-faire productif, capacités logistiques et projection commerciale donne au territoire une aptitude particulière à accueillir un écosystème aquacole structuré, capable d’articuler élevage, transformation, valorisation et débouchés.
Cette convergence entre atouts naturels, savoir-faire productif, capacités logistiques et projection commerciale donne au territoire une aptitude particulière à accueillir un écosystème aquacole structuré, capable d’articuler élevage, transformation, valorisation et débouchés.
Les grands opérateurs du Souss Massa voient dans l’aquaculture un nouveau relais de puissance productive, de maîtrise industrielle et d’accès sécurisé à la matière première
L’intérêt croissant que suscite aujourd’hui l’aquaculture auprès des grands groupes agricoles et halieutiques du Souss Massa relève d’une lecture structurée des mutations à l’œuvre dans l’économie alimentaire.
Pour ces opérateurs, l’aquaculture représente d’abord la possibilité d’installer dans la région une nouvelle base productive capable de prolonger des acquis déjà solidement constitués.




À cela s’ajoute un facteur décisif : l’existence de débouchés déjà lisibles, tant au niveau national qu’international, et la perspective d’accéder, à travers l’élevage aquacole, à une matière première abondante, régulière et disponible dans des temporalités compatibles avec les exigences de transformation, de commercialisation et d’industrialisation.






Les grands opérateurs du Souss Massa voient dans l’aquaculture un nouveau relais de puissance productive, de maîtrise industrielle et d’accès sécurisé à la matière première
Dans cette perspective, les systèmes aquacoles à terre occupent une place centrale dans les réflexions en cours. Ils répondent à une attente précise des investisseurs :
Produire davantage dans un environnement plus maîtrisé.
Les logiques de circuit fermé (RAS) permettent en effet de mieux contrôler les paramètres de production, d’assurer une plus grande régularité des cycles, de renforcer la biosécurité et d’optimiser l’usage de l’eau dans un contexte où cette ressource impose partout de nouvelles disciplines productives.
Pour le Souss Massa, ce modèle permet d’envisager une aquaculture intensive, non comme une simple extension du front maritime, mais comme une activité techniquement pilotable, insérée dans un appareil régional déjà habitué aux exigences de précision, de rendement, de traçabilité et de qualité.




Une partie du foncier agricole sous contrainte hydrique pourrait changer de vocation sans sortir de l’économie productive de la région
L’une des pistes les plus structurantes qui occupe la CGEM Souss Massa et ses partenaires tient au fait qu’une partie du foncier agricole régional voit sa rentabilité s’éroder sous l’effet de la sécheresse et des contraintes croissantes pesant sur l’eau.
Dans ce contexte, l’aquaculture à terre ouvre une perspective de reconversion qui propose un redéploiement intelligent de la vocation productive des espaces.
Ce basculement potentiel est d’autant plus crédible que les producteurs de la région disposent déjà d’actifs décisifs :
Foncier organisé
Infrastructure de pompage et de stockage
Culture de l’investissement technique
Savoir-faire dans la gestion de systèmes intensifs
Forte exposition aux marchés


Le Souss Massa se prépare à voir émerger, à partir même des fragilités imposées à une partie de son agriculture, un nouveau champ d’expansion productif fondé sur les protéines aquatiques.


Le Souss Massa peut faire émerger un modèle pionnier d’intégration entre aquaculture, stockage de l’eau et valorisation agricole
Au-delà de la seule reconversion d’activité, une autre idée prend de l’épaisseur : celle d’une articulation plus avancée entre aquaculture et agriculture.
Dans plusieurs configurations, les réservoirs d’eau destinés au stockage agricole pourraient accueillir, durant leur temps de rétention, des usages aquacoles adaptés, ouvrant ainsi la voie à une double valorisation de la ressource.
Les eaux issues du cycle aquacole, une fois intégrées dans des protocoles rigoureux de gestion, pourraient retrouver une fonction d’irrigation en apportant aux sols et aux cultures une charge nutritive valorisable.
Une telle approche demanderait naturellement un cadrage technique, sanitaire et environnemental de haut niveau. Mais elle révèle une piste particulièrement féconde pour le Souss Massa : celle d’un système productif plus intégré, où l’eau ne serait plus seulement consommée par filière, mais mobilisée dans une logique de circularité, de performance et de création de valeur croisée.


La force du Souss Massa tient aussi à sa double géographie productive, intérieure et littorale, qui élargit le spectre des espèces et des modèles techniques
Il serait toutefois réducteur de penser l’avenir aquacole de la région à partir du seul foncier intérieur. Le Souss Massa dispose également de terres côtières dont l’intérêt stratégique demeure majeur. Leur proximité avec la mer, leur compatibilité avec certaines infrastructures techniques et leur adéquation avec des espèces à plus forte valeur ajoutée élargissent le champ des configurations envisageables.
C’est précisément cette double géographie productive qui donne à la région sa singularité : d’un côté, des espaces intérieurs susceptibles d’accueillir des systèmes à terre de haute maîtrise ; de l’autre, des implantations côtières aptes à soutenir des modèles complémentaires, en fonction des espèces, des niveaux de technicité et des marchés visés.
L’ambition aquacole du Souss Massa ne se joue donc pas dans un seul paysage productif, mais dans la capacité à articuler plusieurs géographies au sein d’un même écosystème.












































































